mar 30
Juno de Jason Reitman Posté par alsaciennerose

Si je vous parle un peu en retard de ce film, chers visiteurs, ce n’est pas seulement parce que, comme vous avez pu le constater, je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à mon blog ces dernières semaines, mais aussi parce que je tenais à vous en montrer quelques extraits. Pour cela, il vaudrait mieux que la majorité d’entre vous l’ayez vu. Mais commençons par le commencement : petit pitch :

 

juno and Bleeker

Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n’a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C’est ainsi qu’un jour où elle s’ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s’occuper de son bébé. Avec l’aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d’adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage…

Pour ma part, j’ai été totalement emballée par cette comédie indépendante menée brillamment aussi bien dans sa réalisation que dans ses acteurs. Premier scénario d’une ancienne strip teaseuse, ce petit film sans aucune prétention vaut vraiment le détour, ne serait-ce que pour les répliques souvent tordantes et particulièrement bien senties du personnage principal. Par ailleurs, on ne fait pas que rire (j’ai même versé une larme mais c’est plutôt habituel en ce qui me concerne) devant Juno. Une sensibilité toute fraiche incarnée par des personnages très touchants en font plus qu’une simple comédie.

Si mes mots n’ont pas suffit à convaincre ceux d’entre vous qui n’ont pas encore eu la chance d’aller voir ce petit bijou, je vais me contenter de vous rappeler ses nombreuses récompenses : meilleur scénario aux Oscars, meilleur film au Festival de Rome, plus une triple distinction aux Independant Spirit Awards notamment pour l’actrice principale Ellen Page, qui vient à peine de souffler ses vingt et une bougies. Si cela ne vous suffit toujours pas, laissez moi encore vous recommender chaudement la B.O. Un véritable souffle de bonne humeur qui tourne en boucle depuis dans ma petite chambre bruxelloise. C’est pourquoi je ne résiste pas à vous montrer ces deux extraits du film. Il s’agit d’abord du générique et ensuite de la scène de fin. Pas de panique, ça ne vous dévoile pas grand choses si vous ne l’avez pas vu, mais je suis certaine qu’avec ce dernier petit ajout, vous ne pourrez plus faire autrement que de vous le procurer.

jan 22
Elle avait des bagues à chaque doigt… Posté par alsaciennerose

Chers visiteurs, c’est avec un plaisir tout à fait particulier que j’ai revu hier soir une partie de mon film préféré de Truffaut : Jules et Jim. Outre l’histoire rocambolesque et les sursauts de scénarios représentés à merveille dans la célèbre chanson, Le Tourbillon de la Vie (que je ne résiste pas à vous montrer ci-dessous : obligation pour ceux qui ne l’ont jamais vu de jeter au moins un coup d’oeil !!!), c’est avant tout Jeanne Moreau que je trouve absolument extraordinaire dans ce film. Ce personnage de Catherine accolée de ses deux comparses est sans doute à mes yeux, l’un des plus complexes, des plus réussis et des mieux incarnés de l’histoire du cinéma. Je vous laisse à présent savourer l’incontournable extrait :

Une autre séquence de Jules et Jim est particulièrement emblématique. Même si vous n’avez jamais vu le film cette image de Jeanne Moreau déguisée en garçon ne doit pas vous être indiférrente.

Si cet extrait vous dit vraiment quelque chose, c’est peut être que, comme moi, pour les midinettes qui se cachent parmi vous, il y a maintenant presque dix ans de cela, vous rêviez durant les longues soirées d’hiver, qu’un prince charmant vienne vous enlever, le tout avec cette musique en fond :

Elle prend pas une ride cette mélodie vous trouvez pas ? Pour ma part, la vision de ce clip est toujours aussi agréable et donne toujours lieu à autant de rêveries… Mes professeurs de communication diraient à ce propos que ce clip illustre l’aspect transmédiatique des personnages de la culture populaire. Ca en jette non ??? Tout ça pour dire en un langage un peu pedant que certains personnages peuvent passer d’un média à l’autre, ici du cinéma au vidéo-clip, s’ils sont assez largement reconnus. Cela prouve en tout cas que le cinéma de Truffaut connais encore un certain nombre d’adeptes, même outre-atlantique. Cela dit, je ne suis pas certaine que le dixième des ados prépubères ayant visionné le clip aient saisi la référence … Mais bon c’est un détail !

A bientôt pour d’autres rêveries parisiennes

jan 11
No regrets !!! Posté par alsaciennerose

Vous vous rappelez sans doute, chers visiteurs, que je vous avais parlé de la possibilité que j’ai eue de gagner un Iphone… Etant donné que je n’en ai pas reparlé, vous vous doutez bien que je n’ai pas eu cette chance. Avec un score de 18/20 (ce qui est quand même pas mal en soit), je n’ai même pas gagné de Fatboy… Cela dit, j’ai aperçu celui de Monkey Monsher et vu qu’il est en tissu camouflage je ne pense pas qu’il se soit vraiment accordé avec mon décor de princesse rose. Bon j’ai quand même un peu les nerfs parce que j’ai répondu au quizz avec Lapin Noir et que lui il a gagné quelque chose, simplement parce qu’il a deviné combien de personnes allaient répondre juste au quizz !!! Aucune justice en ce bas monde… Cependant une vidéo est venue me remonter un peu le moral.

Si David Lynch le dit… De toute façon, du moment qu’ils ne sortent pas un modèle rose ou avec des paillettes, il n’y a pas de raison que j’envisage de possèder cet instrument ultime de la geek attitude…

En attendant, comme le dit David : Get real !!!

déc 09
Punch-Drunk Love de P. Thomas Anderson Posté par alsaciennerose

Punch-drunk love - Ivre d'amour

Synopsis :

Barry Egan, un trentenaire timide et complexé, passe le plus clair de son temps à collectionner les bons d’achat d’une marque de gâteaux. Depuis sa plus tendre enfance, il est accaparé par ses sept harpies de soeurs, si bien qu’il n’a jamais eu le temps de faire sa vie, ni de tomber amoureux. Jusqu’au jour où l’une d’entre elles lui organise un rendez-vous avec une troublante jeune femme se nommant Lena Leonard…

Mon avis :

Petit bol d’air frais aux saveurs subtiles et innatendues, Punch Drunk Love semble incarner un véritable renouveau de la comédie romantique. Paul Thomas Anderson a voulu briser les canons de ce genre tout en créant des personnages attachants, joués par des acteurs totalement à contre-emploi. Le moins que l’on puisse dire c’est que le pari est réussi ! Adam Sandler est méconnaisable, à des années lumières des teenages movies auxquels il nous a habitué. D’une maladresse particulièrement touchante, le personnage de Barry Egan nous transporte dans son univers surréaliste de hangars trop vides et de supermarchés trop remplis. De son côté Emily Watson a su me redonner envie de la supporter. Après avoir vu Breaking the Waves, ce visage ne pouvait m’évoquer autre chose que des pensées malsaines. Le trailer vous donnera une idée de ces deux rôles completement sortis de nulle part.

Loin d’être banale, la rencontre de ces deux paumés est d’une candeur qui ferait sourire les plus blasés d’entre vous. Basé sur des dialogues d’un humour cinglant et d’une justesse souvent troulante, ce petit film (moins de 90 minutes) a tout de même remporté le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes de 2002. Le Monde en a fait une critique qui en dit long : ” Tout simplement la comédie américaine la plus achevée, la plus émouvante, la plus drole, la mieux écrite, la mieux jouée depuis la grande époque de Woody Allen”. Rien que ça…

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est vraiment pas une comédie romantique comme on a l’habitude d’en voir. Les 10 premières minutes sont complètement déroutantes. La mise en scène est inventive et ne manque pas de surprendre, mais elle s’avère être parfaitement bien menée et juste. Mention spéciale aux nombreux plans en caméra fixe où les personnages s’avancent, souvent lentement, parfois seuls… L’élément le plus perturbant de Punch Drunk Love reste à mon sens sa bande son. Par moment la surprésence d’ambiance sonore s’avère opressante mais cela s’explique par la nature même du personnage principal sur lequel repose tout le film. Bary Egan est comme une cocotte minute qui se met à siffler avant d’exploser. On retiendra aussi la B.O. toute rétro et romantique comme j’aime. D’ailleurs, pour clore cet article je ne résiste pas à vous montrer un clip vidéo réalisé à partir de la chanson phare du film. Enjoy !

A bientôt pour d’autres surprises romantiques !

déc 06
Elizabeth : the Golden Age Posté par alsaciennerose

Chers visiteurs, j’ai été conviée hier soir à apprécier en avant première le dernier film de Cate Blanchett, où cette dernière joue le rôle d’Elizabeth, reine d’Angleterre. Alors ne vous laissez pas berner, il ne s’agit pas la gentille dame aux cheveux blancs frisottants avec son fils aux grandes oreilles… Loin de là ! Le film traite de la reine Elizabeth, première du nom, qui regna presque tout au long du XVIe siècle.

Au programme : intrigues amoureuses (un peu bateau et tordues mais on fait avec), des costumes en veux-tu en voilà, des chevaux, des caravelles et malheureusement quelques longeurs… Cela dit, Cate Blanchett incarne à merveille le personnage historique plus qu’ambigü de la Virgian Queen (qui aurait donné son nom à la Virginie, je suis quand même sortie un peu moins con de cette séance !). Mais cela ne suffit pas à relever les côtés plus que fades de cette fresque à laquelle il est difficile d’accrocher.

Confidence pour confidence, malgré les chevaux et autres robes de princesses, je vous confierai que je ne suis allée voir ce film que parce que j’y étais invitée. Eh oui chers visiteurs, votre alsacienne préférée a des contacts… Pour tout vous dire ma présence à cette avant-première fait suite à mon inscription sur le site Buzz Paradise. Je deviens une VIP ça ne déconne plus … Avec mon invitation j’ai même reçu, en plus du dossier de presse (la classe non ?) un joli petit kit avec des objets du film : un poster (plutôt sympa d’ailleurs mais je pense que le doré jurera un peu avec le rose de mon environnement) une bougie (toujours utile) et un carnet avec une couverture rouge particulièrement kitch …

On nous apprend en Comu qu’il suffit souvent de faire des petits gestes insignifiants (comme offrir des cadeaux à la rien à voir) pour obtenir des gens ce que l’on veut … En l’occurence avec moi, vous remarquerez que ça n’a pas loupé !!! On m’envoie une bougie et j’écris un post !!! Mais je vous avouerais que c’était avant tout par curiosité de rencontrer d’autres habitants de la toile, autrement que part commentaires et mybloglog interposés, que je me suis lancée dans cette soirée. Et puis il était dit qu’on nous invitait a boire un verre après. Ca se refuse pas …

A bientôt pour d’autres post VIP ;)

oct 20
I’m sorry, so sorry … Posté par alsaciennerose

13 jours… Presque deux semaines sans aucun petit post à l’horizon… Je suis impardonnable… Je pourrais essayer d’expliquer cette longue absence en vous disant qu’il me faut un certain temps pour m’habituer à ma nouvelle vie bruxelloise, que mes cours méritent tout de même que j’y consacre un minimum d’attention et de temps ou que ma vie est en phase de prendre un tournant nouveau que je ne soupçonnais pas. Même si tout cela est parfaitement vrai, rien ne pourra m’excuser mieux que la chanson de Brenda Lee. Pour me faire pardonner, je vous offre donc cet extrait d’un de mes films préférés La Fille sur le Pont de Patrice Leconte, où la chanteuse rétro entonne ce petit air qui devrait sonner à vos oreilles comme une invitation à l’indulgence envers l’inactivité de la pauvre petite créature rose et perdue que je suis …

Joli non ? Cette ébauche de sourire juste au coin de votre bouche, cher visiteur, me laisse esperer que votre pardon m’est presque acquis. Cependant, comme il m’est impossible de faire les choses à moitié, je vais vous parler un peu plus du film que j’ai cité plus haut. Que dire de plus si ce n’est qu’il comporte un aspect tout à fait magique à mes yeux, qu’il est de ces films qui vous font pleurer tout en souriant, qui vous entraine au fond pour vous redonner espoir et qui, lorsque les lumières se rallument vous enveloppe en une douce étreinte d’espoir et de rêve. Afin que ceux qui n’ont pas encore eu la chance de le découvrir, puissent en cerner le propos, voici une des toutes premières scènes du film. L’héroïne, jouée par Vanessa Paradis, nous raconte son histoire. Je vous laisse apprécier une des scènes les mieux interprétées qui ne m’ait été donné de voir.

Bien sur, cela ne parlera certainement pas à tout le monde, mais maintenant que vous commencez à me connaître un peu, chers visiteurs, je peux vous confier que les propos d’Adel me collent à la peau, me collent au coeur… Bien entendu, tout cela est plus que romancé mais certaines phrases me touchent et me renvoient tant à ma propre vision des choses que cela me boulverse encore à chaque visionnage. Comme du papier collant qui attire les mouches… La poisse, tout ça … Et plus encore, surtout depuis que je suis à Bruxelles, les toutes dernières phrases… J’attends… Quoi ?… Qu’il m’arrive quelque chose.

Pour finir voici en petit cadeau bonus, certainement la scène la mieux réussie du point de vue cinématographique de toute l’oeuvre de Leconte. Un véritable plaisir de tous les sens… Je vais donc vous laisser savourer ces 2 minutes de pur délice à la sauce 7e art.

A très bientôt pour d’autres excuses mielleuses !

 

sept 08
“Marie Antoinette” de Sofia Coppola Posté par alsaciennerose

Synopsis : Evocation de la vie de la reine d’origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose.
Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.

Mon avis : Je me rappelle avoir attendu ce film comme le messie. Complètement accro aux deux précédents films de celle que je n’hésite pas à surnommer mon mentor, dès l’annonce du tournage de cette fresque je n’en pouvais déjà plus d’impatience. D’autant plus que je venais alors de lire la biographie de Marie Antoinette de Zweig, qui m’avait alors totalement envoûtée. Un portrait peint sans concessions, éclairé par quelques notions de psychanalyse, ce bouquin m’avait semblé d’une justesse incroyable pour ce qui est de la description de la condition féminine, bien qu’étant écrit par un homme. Dans mon égocentrisme naturel, j’ai alors songé que cette chère Sofia avait eu la même idée que moi et que c’était la lecture de Zweig qui l’avait inspiré pour l’écriture de ce film.

Le jour de la sortie, j’ai réalisé qu’il n’en était rien … D’où une certaine déception. Malgré que je savais pertinemment que le film insistait sur le côté frivole de la reine, je pensais tout de même qu’un peu de profondeur allait être donnée au propos. En effet, chez Zweig, si cette dernière est décrite comme une gentille gourde dans ses premières années à Versailles, sa personnalité se réalise et gagne en profondeur dès le début de la Révolution. Or c’est précisément à ce moment de la vie de la reine que Sofia Coppola a décidé de clore son film. Mes premières impressions durent donc mitigées, ce qui est toujours le cas lorsqu’on attend impatiemment la sortie d’un film et que l’on commence à en imaginer le contenu.

En revanche, il est impossible d’être déçu par l’esthétique de ce film, un petit bijou de couleurs pastels arrangées avec enormément de goût et rendant les parures du XVIIIe siècle quasiment modernes. Le rose est omniprésent ( ce qui n’est pas pour le déplaire!! ) et l’audacieuse utilisation de la bande son rock donne à ce film un relief extraordinaire. Le pari était cependant loin d’être gagné. Je m’imaginais très mal pour ma part, Marie Antoinette avec une de ces coiffures d’un mètre de haut, se pavaner dans la galerie des glaces sur fond de Strokes ! Et pourtant ça fonctionne à merveille. Comme quoi, il est indispensable de se débarasser de tous ses a priori avant d’aller s’assoir dans une salle obscure.

Quelques anecdotes pour finir. Je savais déjà en allant voir le film que Sofia avait glissé une paire de Converse parmi les chaussures à froufrou. Charmant clin d’oeil non ? C’est assez génial d’ailleurs de le découvrir à la première vision. Il paraitrait aussi qu’Alain Delon était pressenti pour jouer le rôle de Louis XV, mais il aurait refusé de porter une perruque … Il s’arrange vraiment pas !

En conclusion, je trouve que ce film est à déguster comme une patisserie, sans se soucier d’une quelconque profondeur et en n’y cherchant pas une évocation du personnage historique de Marie Antoinette. En effet, Sofia Coppola se serait même refusée à lire la biographie de Zweig, car l’image de la reine lui semblait trop péjorative vue sous l’angle de cet écrivain. Voilà donc le pourquoi du comment … Ce n’est donc absolument pas la Marie Antoinette que j’espérais, ni celle que pensaient voir la plupart des critiques de Cannes, où le film n’a pas vraiment été salué. En revanche, c’est bel et bien la Marie Antoinette de Sofia Coppola que l’on rencontre, essentiellement à la seconde vision, lorsque qu’on est débarrassé de tous les a priori propres à un sujet maintes et maintes fois remanié. Et cette reine de la frivolité, emballée dans du satin et dansant sur du rock des années 80 ne pourra pas vous décevoir.

 

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