mai 18
Ateliers ouverts en Alsace Posté par alsaciennerose

Avis aux alsaciens qui n’ont pas trouvé de quoi s’occuper en ce week end au temps incertain, et même à ceux qui ont déjà trouvé un programme : lâchez le donc, j’ai trouvé mieux pour vous. Ce dimanche, mais encore le week end prochain, pour les retardataires se tient la 6e édition des Ateliers Ouverts.

Le principe est simple : de nombreux artistes alsaciens vous ouvrent les portes de leurs ateliers et exposent quelques unes de leurs œuvres. Sur le site internet www. ateliersouverts.net , vous trouverez une liste de tous les lieux et de tous les artistes exposant. N’hésitez pas, il y en a forcément un pas loin de chez vous. Pour ma part, à la suite de Lapin Noir, je vous recommande chaudement d’aller jeter un œil à l’atelier Bilger et Delattre, que vous trouverez rue de Lucelle au centre ville de Mulhouse.

Vous y retrouverez, hormis les œuvres des deux artistes, une diffusion en boucle de courts métrages venant d’un peu partout, notamment d’Inde. Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit aperçu du travail de Jean-Jacques Delattre (les photos) et Marie-Paule Bilger (les animaux).

 

http://www.ateliersouverts.net/images/054-01-2.jpg

 

http://www.ateliersouverts.net/images/054-02-1.jpg

 

http://www.ateliersouverts.net/images/054-04-1.jpg

 

http://www.ateliersouverts.net/images/054-02-2.jpg

 

Pour ma part, j’ai un petit faible pour cette dernière photo (que j’ai déjà vue “en vrai” mais en tout petit), on se demande pourquoi …

A bientôt pour d’autres news artistiques !

 

avr 03
Hors Cadre de Gérard Rondeau Posté par alsaciennerose

Comme promis, chers visiteurs, voici un petit topo sur mon exposition préférée de la semaine de la photo de Riedisheim qui se déroule jusqu’à dimanche. Pour ceux qui passent dans le coin, ne manquez surtout pas les œuvres de Gérard Rondeau exposées à la Grange.

http://image.radio-france.fr/chaines/france-culture/media/8ac4bf4bcb8f19bb0db5cd299d08775b.jpg

L’exposition Hors Cadre réunit le résultat de 15 ans d’errance du photographe dans les coulisses des grands musées nationaux et particulièrement dans celles du Grand Palais. Des mains qui surgissent devant les tableaux, des sculptures enrobées de cellophane, des restaurateurs au travail qui semblent se mêler aux personnages d’une scène de genre, dans un curieux mouvement Gérard Rondeau donne aux œuvres d’art une dimensions mystique tout en les désacralisant.

Sous son objectif elles semblent même trouver une nouvelle vie, sous une apparence légèrement transformée. La lumière qui les inonde sous un angle souvent particulier voire incongru, leur donne une sorte de nouvelle âme tout à fait saisissante.

07bb5006d2aea73a7070a3b60bbc9632.jpg

Au-delà des coulisses, les œuvres trouvent une nouvelle vie dans l’interaction qui les lient aux visiteurs, tantôt ombres furtives, tantôt éléments fondamentaux de composition du cadre. C’est notamment le cas dans mon cliché préféré que vous pourrez admirer ci-dessous.

4cb77164cf76a1cd66113003fc9ec0d1.jpg

Bref, dépêchez vous chers habitants de Riedisheim et des environs ! Ce n’est quand même pas tous les jours qu’il nous est donné d’admirer une exposition qui a démarré au Grand Palais !

A bientôt pour d’autres émotions artistiques !

mar 31

Pour les débutatifs qui trouveraient, à juste titre, la juxtaposition entre les mots “international” et “Riedisheim” plutôt incongrue, laissez moi vous rappeler que nous ne sommes pas encore le 1er avril d’une part et qu’il n’y a que deux choses sur lesquelles votre Alsacienne Rose ne se permettrait pas de plaisanter : la photo et le patelin qui l’a vu naître. Tout cela pour vous dire que, tout au long de cette semaine Riedisheim accueille plusieurs expositions photos ainsi que de nombreuses animations en rapport avec ce thème. 

 

Pour ceux qui connaissent déjà le coin, je vous invite chaudement à vous rendre au centre culturel où sont notamment exposés 400 clichés du monde entier sélectionné par le jury de la manifestation à savoir le français Gérard Antoine, l’allemand Wolfgang Straube et le belge Christian Devers. Par ailleurs, vous pourrez aussi y admirer l’exposition intitulée Provo-Graphies se réclamant “laboratoire des émotions”, dont le but étant de susciter les réactions des spectateurs que ces derniers sont invités à consigner sur des panneaux jouxtant les clichés. Si le concept était plutôt attractif, les photos ne m’ont pas plus marqué que cela … Bref, ce n’est certainement pas ce que je vous conseillerais en premier lieu. Par contre n’hésitez pas à faire un tour à La Grange, ou au Couvent parce que ces deux autres expositions valent largement le détour.

A très bientôt pour un petit compte rendu des incontournables de cette semaine toute riedisheimoise ! 

jan 20
La photo, le cinéma et Marilyn Posté par alsaciennerose

Un des bons côtés de la grève des scénaristes c’est que l’on peut prendre du temps pour d’autres choses. Comme pour savourer les cadeaux de Nöel que l’on a pas encore pu admirer à cause des impératifs de début d’année. C’est en tout cas ce que j’ai fait aujourd’hui en me plongeant dans un cadeau offert par mes parents, un magnifique recueil de photos prises sur des tournages de cinéma par les photographes de l’agence Magnum.

C’est sur qu’avec un cliché de Marilyn sur la couverture (celui que vous voyez précisément ci-dessus) ils avaient très peu de chances de tomber à côté de la plaque. Cela dit, ils me connaissent quand même bien mes petits parents parce qu’ils ont réussi en un cadeau à réunir trois sujets qui me passionnent : la photo, le cinéma et bien sur Marilyn. Cette collection est particulièrement agréable à parcourir. Le monde du cinéma vu depuis les coulisses et au travers des regards avertis d’Henri Cartier Bresson, de Raymond Depardon et de bien d’autres non moins talentueux, est un spectacle qui charmerait les plus récalcitrants. Une série m’a particulièrement marquée dans cet ouvrage, ce sont les clichés du tournage du dernier film de Marilyn, The Misfits de John Huston.

L’agence Magnum avait obtenu l’exclusivité pour ce tournage, ce qui explique que les clichés soient à la fois si nombreux et d’une si grande qualité. Une atmosphère profonde, grave, un sentiment de fin du monde planent sur ces clichés pris en plein milieu du désert du Névada, une ambiance dans laquelle le personnage de Marilyn joue un rôle central. L’actrice se trouve en effet dans une période difficile. En pleine crise existentielle, elle ne se remet de sa séparation tumultueuse de l’écrivain Arthur Miller, auteur du livre dont le film se veut l’adaptation. Cela explique qu’elle ait préféré que ce soit Eve Arnold, la première femme de l’agence Magnum, avec laquelle elle entretient des liens professionnels tout autant qu’amicaux, qui représente l’agence pendant une grande partie du tournage.

Il semblerait que la photographe, sache parfaitement capter l’esprit de l’actrice alors délaissée, fatiguée, éprouvée par le tourbillon de son existence, mais cependant toujours pleine de vie et regorgeant de volonté face à la caméra tout comme à l’objectif. Le cliché le plus connu reste sans doute celui de la couverture de mon livre, montrant une Marilyn angoissée, comme perdue au milieu du désert.

En 1960, année du début du tournage, les deux femmes se connaissent déja depuis plus de 10 ans et leur collaboration a déjà été très fructueuse. La photographe a légué au monde ces quelques images qui sont devenues de véritables emblèmes de l’icone glamour que fut Marilyn.

Mais les images du tournage de The Misfits, touchent tout de même à une facette que l’actrice ne dévoile pas vraiment dans les autres clichés. Eve Arnold nous montre la star telle qu’elle était alors, une femme vulnérable, terriblement angoissée et perdue.

Cette photo particulièrement prend une dimension tout à fait poignante lorsqu’on sait que ce tournage fut pour elle le dernier. Pour ma part, c’est un de mes clichés préféré de Marilyn, un de ceux qui me donnent l’impression de la connaître… Il était repris dans la première biographie de l’actrice que j’ai lue cet été, écrite par Anne Plantagenet.

Ici, on retrouve l’actrice avec Arthur Miller, improvisant une danse.

mm1.jpg

Ici, enfin,  l’actrice se repose dans une vieille maison de Bement, un village de l’Illinois. La photographe l’y a accompagnée afin de veiller sur elle, alors qu’au dehors, la foule des habitants tapaient sur les murs de la maison dans l’espoir de la voir sortir. Eve Arnold lui pretera même son chandail pour ne pas qu’elle prenne froid lorsqu’elle se serait assoupie. On le remarque dans ce genre de geste, la complicité entre ces deux femmes était réelle. La photographe et l’actrice : une collaboration magique, presque mystique, pour le plus grand plaisir de nos petites mirettes.

A bientôt pour d’autres émotions photographiques

déc 19
Photos de l’agence Reuters 2007 Posté par alsaciennerose

Chers visiteurs, avec la fin d’année qui approche vient le temps des best of et autres compilations de toute sorte sur l’année qui va bientôt s’achever. L’agence photo Reuters met en ligne, à cette occasion un diaporama des 100 photos les plus marquantes de l’année 2007 que ce soit des clichés émouvants, choquants ou tout simplement esthétiques. Voici pour ma part, ceux que j’ai préféré :

Photo

Ici ce sont les chaussures d’une employée de chez Christie’s, qui passe devant une oeuvre d’un certain Damien Hirst, lors d’une vente. Des pois, des escarpins, des jolies couleurs… J’adore !

Photo

Encore une fois chez Christie’s, l’oeuvre de Warhol appelée “Lemon Marilyn” exposée à une vente. Ca me fait penser que j’ai encore plein de bouquins à lire sur la miss. Vivement la fin des exams !!

Photo

Pour ceux qui ont suivi ce blog depuis sa création, vous n’aurez sans doute pas oublié le petit Knut, l’ours polaire devenu la mascotte de la ville de Berlin. Bon il est devenu un tout petit peu plus imposant depuis ce temps là mais quelle jolie petite peluche quand même …

Photo

Pour finir, ce cliché tout à fait aérien pris dans une école de danse à Hanoï. Pas grand chose à dire, si ce n’est d’admirer le timing et la netteté malgré le mouvement.

A bientôt pour d’autres aventures photographiques !

oct 21
Quart d’heure de gloire tout rose Posté par alsaciennerose

Chers visiteurs, je voulais attendre d’être certaine avant de vous annoncer la nouvelle. Il y a de cela quelques mois, une agence de pub berlinoise Goldfish , m’a contacté par l’intermédiaire de Flickr en me disant qu’ils étaient intéressés par cette photo, prise à Berlin lors de mon séjour en Allemagne cet été.

Pour ceux qui ne sont pas initiés à la langue de Goethe, ce brave jeune homme offre aux passants des Free Hugs, ou calins gratuits pour les francophones de chez franchophones… Donc, une fois remise de mes émotions je propose à cette agence de pub ma coopération, ce à quoi ils me répondent qu’ils veulent acheter la photo 200 euros !! Ni une ni deux, je leur envoie la dite photo dans le format qu’ils désirent ainsi qu’une facture. La classe non ? J’ai donc reçu après quelques semaines de patience la brochure, pour un congrès du parti des Verts, pour laquelle ma photo a été utilisée et ça donne ça :

Alors encore une fois, pour les non germanophones, le petit texte fait allusion au devoir envers les générations suivantes de faire fructifier l’argent. Le rapport avec les calins gratuits n’est pas forcément évident je vous l’accorde, mais l’important dans l’histoire c’est que je me suis fait 200 euros (ils viennent d’apparaitre sur mon compte comme par magie) en mettant simplement mes photos sur Flickr. Et puis un peu de pommade à l’ego ça fait toujours plaisir ;)

A bientôt pour d’autres aventure glorieuses !

juil 09
Raghu Rai aux rencontres d’Arles Posté par alsaciennerose

Comme chaque année, depuis 1970, s’est ouvert le festival international de photographie : Les rencontres d’Arles. Du 3 juillet au 16 septembre y seront présentées 50 expositions parmi lesquelles une série consacrée à l’Inde et aux photographes indiens. En parcourant le programme je suis tombée sur les oeuvres d’un photographe que je n’avais pas encore le plaisir de connaître : Raghu Rai.

Pour ceux qui, comme moi, n’ont pas encore eu le loisir de tomber sur quelques clichés de ce passionné, qui envisage la photographie comme une activité quasi mystique, voici quelques précisions sur sa vie et son oeuvre. Raghu Rai est un photographe indien de 65 ans qui travaille pour la fameuse agence Magnum depuis 1977, date où il a été remarqué par Cartier-Bresson. Pour cet amoureux de l’Inde, qui reste par ailleurs, son sujet principal, l’acte de photographier se situerait entre la danse et la méditation. Il avoue même qu’il lui prend souvent l’envie de danser autour de son sujet. C’est pour cette raison, entre autres, que j’ai eu envie de m’intéresser à son travail, car, comme vous aller le découvrir chers visiteurs, la danse est aussi un art que j’affectionne tout particulièrement. Nous y reviendrons.

Conformément à ce que je vous ai déjà dit, j’aime laisser les images parler d’elles-mêmes. Voici donc les deux clichés de Raghu Rai qui m’ont le plus marqué et deux citations de l’artiste indien particulièrement révélatrices de son état d’esprit. Les photos proviennent du site de l’agence Magnum et sont donc marquées mais cela reste un bon moyen de les apercevoir.

 

Je me tiens au milieu de ce déluge humain, tentant de dénouer l’entrelacs et le jaillissement de couleurs variées, la myriade de nuances de chaque émotion.

 

“L’Inde est pour moi le monde entier, un océan de vie : agitée jour et nuit. Elle n’est jamais pareille au même endroit ; le nécessaire et l’accessoire se séparent pour se fondre de nouveau.”

 

Quelques liens :

Les rencontres d’Arles :

http://www.rencontres-arles.com/

Le site de l’agence Magnum où vous pourrez trouver un portofolio de Raghu Rai :

http://www.magnumphotos.com/Archive/C.aspx?VP=XSpecific_MAG.AgencyHome_VPage&pid=2K7O3R1VX08V

 

Articles récents



Commentaires récents



Flux


Categories



Archives



Liens



Widgets



ASI

penelope

LaFraise.com

le blog de la mé�chante



Recommandé par des Influenceurs





125894 visiteurs au total



Hébergement Wordpress

    L'Alsacienne rose



Méta :